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Foot euro féminine
Sur twitter, la différence de tweets entre le #FRANED (quart de finale de l’équipe féminine de l’euro) et #FRACRO (match de la ligue des Nations de l’équipe masculine) met en valeur le désintérêt pour nos bleues.

Introduction

Du 06 au 31 juillet a lieu l’euro féminin de football durant lequel nos Bleues sont parmi les favorites. L’équipe de Corinne Diacre a déjà surmonté sa terrible malédiction, les quarts de finale, en s’imposant 1-0 durant les prolongations contre les tenantes du titre : les Pays-Bas. 

Le monde du football est un monde très populaire sur les réseaux sociaux et chaque grande compétition est particulièrement scrutée sur les réseaux sociaux. Néanmoins, et même si le phénomène tend à se réduire ces dernières années, le foot féminin est bien moins suivi et commenté dans la presse comme sur les réseaux sociaux. 

L’ensemble de l’analyse présentée n’a été possible que par l’utilisation de nos outils de social listening, ainsi que notre méthodologie de veille des réseaux sociaux éprouvés sur de multiples cas d’e-réputation.

Les retombées

Comme à chaque événement et encore plus sportif, les figures marquantes de la compétition et d’une équipe plus généralement gagnent beaucoup d’abonnés sur les réseaux sociaux grâce à leur célébrité montante et l’euro féminin n’en fait pas exception. Si on prend le cas de la capitaine des Bleues, Wendie Renard, on remarque qu’elle gagne généralement 30 abonnées par jour sur instagram. Cependant, depuis le 06 juillet dernier elle en a gagné environ 460 par jour. Les scores sont d’autant plus marquants en cas de victoire puisque face aux Pays-Bas, 1550 abonnés ont été gagnés le jour du match et le lendemain 1695. 

Côté presse, les trois articles les plus partagés sur les bleues l’ont été plus de 90 milles fois seulement sur facebook (via buzzsumo). Si l’on prend le dernier match de leurs homologues masculins, la rencontre France-Croatie, les trois articles les plus partagés sur facebook représentent presque 130 milles partages sur facebook seulement. 

Les comparaisons

Pour commencer, ceux qui s’intéressent au football en France, représentent entre 14 et 17 millions de personnes (données socio-démographiques estimées via du profiling & calcul d’audiences réseaux sociaux). Parmi ceux-ci, on peut compter entre 8,8 et 10 millions d’hommes. 

De plus, le foot féminin est bien moins commenté et suivi que son homologue masculin. Par exemple, en observant la comparaison de l’évolution du nombre de recherches google entre l’équipe de france de Football masculine et féminine on remarque à vue d’oeil que l’équipe féminine souffre d’un manque de considération. Actuellement le nombre de recherches google est quasiment le même entre les deux équipes, alors que l’une d’entre elles est en compétition européenne et que l’autre n’a pas joué un match depuis plusieurs mois.  

Il n’y a pas que sur google que la différence entre l’équipe masculine et féminine est frappante. Sur twitter, la différence de tweets entre le #FRANED (quart de finale de l’équipe féminine de l’euro) et #FRACRO (match de la ligue des Nations de l’équipe masculine) met en valeur le désintérêt pour nos bleues : on compte 14 200 tweets pour les bleues contre plus de 47 000 tweets pour l’équipe de Didier Deschamps soit plus de trois fois plus. 

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Comparaison foot masculin/foot féminin